Les coups de cœur de la Rentrée 2025
20 septembre 2025
« Cet autre Eden »
En 1792, Benjamin Honey, ancien esclave, et sa femme irlandaise, Patience, découvrent une île où ils peuvent enfin construire une vie ensemble. Plus d’un siècle plus tard, leurs descendants vivent dans une extrême pauvreté, mais l’isolement les protège du monde extérieur.
1912. Lorsque Matthew Diamond, un missionnaire blanc idéaliste mais pétri de préjugés, débarque pour instruire les enfants, il est ébloui par leur intelligence — l’une excelle en algèbre, une autre parle latin, un garçon révèle un don artistique rare. Pourtant, son arrivée cache un projet plus sombre, motivé par les théories eugénistes en vogue à l’époque. Derrière les apparences de la charité se dévoilent les rouages implacables de l’exclusion : bientôt, les habitants sont expulsés, leurs maisons rasées, leurs morts déterrés.
Dans une prose d’une beauté biblique, Paul Harding donne vie à une galerie de personnages inoubliables : Iris et Violet McDermott, deux sœurs qui élèvent trois orphelins ; Theophilus et Candace Lark et leur tribu d’enfants vagabonds ; ou encore le prophétique Zachary Hand to God Proverbs, vétéran de la guerre de Sécession qui vit dans un arbre creux sculpté de ses mains.
Roman de résistance et de survie, Cet autre Éden est un hommage bouleversant à la dignité humaine face à l’intolérance et à l’injustice.
Buchet-Chastel — Le 28 Août 2025
« Nous serons tempête »
Après six ans d’attente, Jesmyn Ward, seule femme double lauréate du National Book Award, est de retour avec un roman puissant et lyrique qui nous plonge au cœur de la tragédie de l’esclavage.
La toute première arme que j’ai tenue a été la main de ma mère.
Annis est encore une enfant quand sa mère est vendue à un autre propriétaire. Et n’est guère plus âgée quand son maître, qui est aussi l’homme qui a violé sa mère, se débarrasse d’elle avec d’autres esclaves.
Lors de leur terrible marche vers les plantations de La Nouvelle-Orléans, Annis tente de se raccrocher à la vie et aux enseignements de sa mère : se battre, toujours, avec les armes et les sagesses qu’elle lui a transmises. Avec la mémoire aussi, celle de ces femmes qui, avant d’être arrachées à leur terre, ont été les guerrières des rois du Dahomey. Et avec la seule force qui lui reste, sa connaissance des plantes, des abeilles, de cette nature qui semble si hostile aux yeux des Blancs et qui pourtant est nourricière pour qui l’honore.
Et puis, quand Annis se sent sombrer, elle peut encore implorer Aza, l’esprit de sa grand-mère, capable de faire gronder l’orage et tomber la pluie. Celle qui, quand la faim et la douleur se font trop fortes, lui murmure qu’un jour, elle et ses frères et sœurs de malheur seront tempête...
Belfond — Le 21 août 2025
« James »
« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. »
Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable.
James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.
Percival Everett est l’auteur d’une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, de poésie et d’essais. James a reçu en 2024 le National Book Award et connaît un immense succès dans le monde entier.
Olivier — Le 22 Août 2025
« Le pacte des baleines »
Il faut le talent, l’humour et la respectabilité irrévérencieuse du grand écrivain mâori Witi Ihimaera pour savamment mêler les mythes créateurs polynésiens à un grand voyage de pirogues traditionnelles et à un défilé de mammifères truculents, humains et marins. Nous retrouvons la baleine tatouée, désormais sénile, que seul le descendant du chevaucheur mythique peut extraire d’Antarctique... De cette quête résulte un roman d’aventures, un conte écologique, un récit édifiant, une navigation aux étoiles qui oscille entre le réel et l’irréel. Witi Ihimaera s’amuse — et nous amuse —, car il a l’art d’aborder les grands sujets écologiques et métaphysiques avec humour et, comme il l’avoue, un coup de pouce de I’IA (Intelligence Ancestrale). Suite haletante à La Baleine tatouée, près de quarante ans après la sortie du grand classique néo-zélandais en anglais, le roman est aussi un puissant message d’espoir.
Au Vent des Iles — Le 22 Août 2025
« La nuit au cœur »
"De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces cœurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu’ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l’impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d’une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du cœur, du corps, de l’esprit.
De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d’avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd’hui.
Cette femme, c’est moi."
La nuit au cœur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l’énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l’amour.
Gallimard — Le 21 Août 2025
« Vapore »
Je m’appelle Maria Salviati, Marie Sauve-toi, j’ai soixante-douze ans, j’ai enseigné les sciences et un peu de biologie au collège, j’ai un fils, sans doute un mari, bien qu’il se soit évaporé dans le néant depuis trente ans, j’ai très peu voyagé, j’aimais beaucoup mon père qui était professeur d’université, j’aimais malheureusement moins ma mère, j’ai eu un frère qui est mort il y a très longtemps. Répéter, je dois répéter ma vie avec les mots qui subsistent, comme si c’était une courte poésie apprise par cœur, et ça ne suffit pas, car je sens bien que chaque jour je perds une strophe, un vers.
Je me suis dit que cet homme était une catastrophe que je serrerais contre moi jusqu’à ce que la mort nous sépare.
POL — Le 11 Septembre 2025
« Peau d’ourse »
Mont Perdu a des rêves qui ne sont pas ceux de son village des Pyrénées encore aux prises avec des traditions archaïques. L’adolescente, corpulente, lesbienne, victime de harcèlement, trouve refuge auprès des montagnes, les seules qui lui parlent et la comprennent. Et peu à peu, Mont Perdu va se métamorphoser en ourse. Transposant dans une langue actuelle, poétique et crue, une légende de femme sauvage, Grégory Le Floch nous conte la folle échappée d’une jeune héroïne queer à la croisée de tous les combats écologiques et humanistes de notre époque.
Grégory Le Floch est né en 1986 en Normandie. Très repéré depuis son premier livre aux éditions de l’Ogre, il a depuis fait paraître un essai, Éloge de la plage, chez Rivages et deux romans chez Bourgois, Gloria, Gloria (prix Sade) et De parcourir le monde et d’y rôder, récompensé par le prix Wepler et le prix Décembre.
Seuil — Le 22 Août 2025
« Tovaangar »
Avec Tovaangar, Céline Minard nous offre une version lumineuse du monde d’après. Si la civilisation humaine n’est plus, ses vestiges demeurent, énigmatiques et insistants. Les règnes de la matière et du vivant s’enchevêtrent avec de nouvelles lois, de nouveaux codes, un nouveau langage dont on devine qu’il est pour l’autrice une subtile déconstruction du nôtre.
Autour de ce qui reste d’une ville, Los Angeles, renommée Hidden, dont la géographie est omniprésente, elle campe un univers d’êtres insolites et fascinants.
Au cœur de l’œuvre brillent la figure de Paayme Paxaayt, rivière de l’Ouest, et l’esprit d’aventure d’Amaryllis Swansun et de ses cœquipiers lancés dans une singulière « expédition ».
Des déserts aux canyons, en passant par les forêts et le cours de l’eau, ils découvriront une faune et une flore luxuriantes, mais aussi des cultures ayant tissé un lien inédit avec leur environnement. Porté par une écriture à la croisée des genres et à l’ampleur inégalée, ce roman au souffle épique nous emporte dans une aventure littéraire inouïe.
Dans ce grand récit démiurgique, Céline Minard nous livre, dans la lignée du Dernier Monde et de Faillir être flingué, une fable philosophique et écologique sur le réenchantement du monde.
Rivages — Le 20 Août 2025
« Nourrices »
Un premier roman français exceptionnel, aussi sensuel que bouleversant. A travers les aventures de quelques femmes, on découvre l’incroyable vie des nourrices, ces mères invisibles sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles.
Dans ce village, c’est du corps des femmes qu’on tire l’argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d’autres une « petite de la ville ». Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n’hésite pas à échanger les bébés. L’enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d’une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l’enchantement ne sont jamais loin et réinvente l’histoire de ces mères invisibles.
Sélection Prix Fnac 2025, Sélection Prix Premières Plumes 2025, Sélection Talents Cultura 2025
Dalva — Le 21 Août 2025
« Le livre de Kells »
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie.
À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim.
Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.
Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienne à se dissoudre.
Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.
Ce fut le cas pour l’auteur, qui rejoignit « Libération » en septembre 1973.
Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée…
Grasset — Le 13 Août 2025
« Les projectiles »
C’est l’histoire d’une fuite et d’une quête sur cinq jours. Bébé, la jeune héroïne de ce premier roman, quitte brusquement son compagnon pour aller chercher une boîte qu’elle a enterrée dans le jardin de la maison où elle a vécu enfant. Cette boîte renferme des babioles secrètes qui, au fil du récit, se manifestent sous la forme de flashbacks.
La fuite de Bébé donne lieu à un avis de « disparition inquiétante ». Cinq jours de suspense, d’accidents, de souvenirs qui remontent à la surface, mais racontés à rebours. Le roman s’ouvre sur le chapitre 16, le dernier, où Bébé atteint son but et retrouve sa boîte, pour remonter dans le temps jusqu’au premier chapitre dans lequel Bébé bifurque étrangement, s’échappe d’un quotidien auquel elle ne peut plus appartenir. Pourquoi disparaître ainsi, uniquement pour retrouver une vieille boîte en métal ? Bébé n’a pas la réponse. Et ça ne l’intéresse pas. Elle vit une aventure à tiroirs. Les projectiles, ce sont des souvenirs, des traces, des objets et des mots qui déboulent dans le récit, et apparaissent sous forme d’impacts. Quelque chose n’est pas à sa place ou n’en a pas. Cette lecture à rebours permet de jouer avec le récit et les attentes du lecteur, comme dans un jeu de piste et un puzzle.
Roman virtuose, burlesque, plein d’humour, d’énigmes, de suspense, où les jeux de langage participent de la quête. Le moindre détail devient signifiant. La fuite crée un léger trouble dans le temps et l’espace, dans la vie elle-même. Le roman est une échappée reliée à un objet dérisoire et immobile mais où toute l’émotion d’une existence semble se concentrer et vibrer. L’objet de la quête est un secret, enfermé dans une boîte dont les objets modestes sont eux-mêmes des secrets en forme de souvenirs. Comme si Bébé devait quelque chose à l’enfant qu’elle a été, un pacte indicible, infime et intime. Un pas de côté qui nous propulse dans une autre dimension que tente de nous faire vivre ce récit à rebours.
POL — Le 21 Août 2025
« Éclaircie »
1843. Ivar, le dernier habitant d’une île perdue au large de l’Écosse, mène une vie solitaire et paisible, jusqu’au jour où il trouve sur la plage, au pied d’une falaise, un homme inconscient. Le nouveau venu se nomme John Ferguson, pasteur sans le sou envoyé pour chasser Ivar de ces terres et libérer ainsi des hectares de pâturage pour des troupeaux de moutons. Ne se doutant pas des intentions de l’inconnu, Ivar lui fait une place dans sa maison et, bien que les deux hommes ne parlent pas la même langue, un lien fragile se tisse peu à peu entre eux. Pendant ce temps, sur le continent, Mary, la femme de John, attend impatiemment des nouvelles de la mission de son époux. Dans la rudesse de ce décor lointain, au-delà de l’archipel des Shetland, se déploie le drame intime qu’imagine Carys Davies, avec autant de tension que de tendresse : le portrait touchant et cristallin de gens ordinaires ballottés par l’Histoire, et l’exploration de ce qui sépare les hommes comme de ce qui les rapproche. Aussi maîtrisé que surprenant, ce court roman est une merveille narrative au style concis et puissant.
Table ronde — Le 28 Août 2025
« Carthage »
« Ce roman poétique [...] joue avec la beauté des mots pour réinterpréter l’histoire racontée par Virgile dans l’épopée de L’Énéide, et la transformer en un poème épique singulier. »
El Correo
Après avoir fui le pillage de Troie avec son fils et ses hommes, Énée fait naufrage sur les rivages de Carthage. Son destin est entre les mains de la reine Elissa, également connue sous le nom de Didon, et de l’espiègle dieu Éros, déterminé à tirer ses plus belles flèches pour faire naître l’amour entre les deux héros.
Des siècles plus tard, Auguste demande au poète Virgile d’écrire le récit des épreuves d’Énée, à l’origine du mythe fondateur de la civilisation romaine. Mais Virgile ne parvient pas à répondre au désir de l’empereur. Ce qu’il veut raconter, ce n’est pas le courage des hommes et le destin épique de Rome, mais la souffrance, l’incertitude et la peur des naufragés. Parce qu’il sait que « la défaite est toujours le point de départ d’une grande histoire ».
Mêlant les voix des protagonistes de l’épopée à celle de Virgile en proie au doute, Irene Vallejo réinvente le mythe avec les mots d’aujourd’hui, livrant une réflexion moderne sur la place des femmes, le pouvoir, le destin et la nature du cœur des hommes.
Récit d’aventures, de guerre, d’exil et d’amour, ce premier roman de l’autrice de L’Infini dans un roseau est un miracle de beauté, empreint de poésie tragique.
Albin Michel — Le 20 Août 2025
« Trois fois la colère »
Dans les Alpes, à l’époque médiévale, une histoire qui s’empare de questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, le hiatus entre la justice et la vengeance, la tension entre l’empire du passé et les identités à inventer. À quoi s’ajoute ce personnage central de l’œuvre de Laurine Roux : la nature, promesse de refuge, symbole de l’espoir et de la révolte.
« Avant toi, il y a eu des fautes. Avec toi, il y en aura.Il faudra réparer. »
Le temps des croisades. D’un coup d’épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés des triplés affublés d’une mystérieuse tache au cou. Aucun des enfants – séparés au berceau – ne saura rien des deux autres, jusqu’à ce que le destin les entraîne tous dans une formidable épopée mêlant rébellion, vengeance et soif de justice.
Dans Trois fois la colère, Laurine Roux s’empare des grandes questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, l’emprise du passé, les identités à inventer, la réparation des victimes. Le tout campé dans une nature souveraine, symbole de l’amour et de l’espoir.
Les Editions du Sonneur — Le 14 Août 2025
« Quitter la vallée »
Au cœur du Périgord, dans la vallée de la Vézère, Clémence et son fils trouvent refuge dans une maison isolée afin d’échapper à la violence d’un homme. Dans ce lieu resserré, vert et minéral, ils peuvent enfin essayer de se reconstruire. Non loin de là, Fabien se prend à rêver : et s’il venait de découvrir une grotte ornée de peintures préhistoriques ? Accompagné de sa fille, le spéléologue amateur, employé à Lascaux IV, se lance dans l’exploration de la cavité inconnue. Dans le village voisin, Guilhèm, un jeune paysan, fait la rencontre de Marion, une vacancière au charme magnétique à laquelle il décide de dévoiler les secrets de sa vallée. Mais un jour, devant la vieille demeure, alors que Clémence avait laissé son fils jouer sans surveillance, le petit garçon disparaît... Par ces trois récits qui révèlent peu à peu leurs ramifications invisibles et dessinent une fresque inattendue, ce roman offre une plongée haletante dans un territoire où le temps et la roche se confondent. Servi par une langue éblouissante, Quitter la vallée raconte le désir farouche que l’on éprouve, tôt ou tard, d’échapper à sa propre condition.
Gallimard — Le 21 Août 2025






























